Comité Français de Lutte Contre l'Hypertension Artérielle

L’HTA c’est quoi

Ecrit par Webmaster CFLHTA le 28 octobre 2011.

Bilan initial d'une hypertension

Le bilan initial d’un hypertension a plusieurs objectifs :

  • rechercher une cause à l’hypertension (dans 95% des cas, aucune cause n’est retrouvée mais néanmoins il faut s’en assurer) ;
  • apprécier le retentissement de l’hypertension ou dépister d’éventuelles complications déjà présentes ;
  • rechercher l’existence d’autres pathologies ou de facteurs de risque qui, associés à l’hypertension augmenteraient le risque de maladie cardiovasculaire et pourraient alors modifier la prise en charge (intensification du traitement) ou orienter le choix du traitement antihypertenseur.

Il comporte :

  • un examen clinique complet avec notamment une auscultation cardiaque et pulmonaire, la palpation des pouls et l’auscultation des trajets de certaines artères notamment au niveau des membres inférieurs ;
  • un électrocardiogramme (ECG), examen totalement indolore qui peut être réalisé au cabinet de votre médecin généraliste ou chez un cardiologue. Cet examen permet :
    • d’apprécier le bon fonctionnement du cour, la régularité de son rythme ;
    • de rechercher une hypertrophie de certaines parties du cour (hypertrophie du ventricule gauche) et/ou des signes d’ischémie myocardique (mauvaise irrigation du muscle cardiaque) liée à un rétrécissement ou un spasme des artères qui nourrissent le cour, appelées artères coronaires ;
  • une prise de sang afin de réaliser un dosage :
    • de la créatininémie (pour apprécier le fonctionnement des reins) ;
    • de la kaliémie (potassium sanguin) ;
    • de la glycémie à jeun (taux de sucre dans le sang) ;
    • du cholestérol sanguin (cholestérol total et HDL-cholestérol) et des triglycérides ;
  • un examen d’urine afin de vérifier simplement à l’aide d’une bandelette, l’absence de protéine ou de sang dans les urines.

Comment mesure-t-on la pression artérielle ?

La mesure de la pression artérielle doit être réalisé après au moins 5 minutes de repos, de préférence en position assise. La pression artérielle est exprimée par deux chiffres – le plus élevé (maxima) est appelée pression systolique et le plus bas (minima) appelé pression diastolique. Il est souvent utilisé le sigle PAS pour Pression Artérielle Systolique et le signe PAD pour Pression Artérielle Diastolique (voir PAS et PAD). Lorsque la pression artérielle est mesurée par la méthode auscultatoire (avec l’aide d’un stéthoscope) la précision est plus faible et il est annoncé 13/8 soit 13 pour la systolique et 8 pour la diastolique. Lorsque la pression artérielle est mesurée par méthode oscillométrique (avec l’aide d’un appareil automatique), la précision est plus importante et il est indiqué par exemple 130 pour la systolique et 80 pour la diastolique. 

La fréquence cardiaque (battements par minute) est aussi indiquée sur l’écran des tensiomètres automatiques.  Il n’y a habituellement pas de relation entre la valeur de pression artérielle et la fréquence cardiaque. 

La mesure d’une seule valeur de la pression artérielle ne permet pas de porter le diagnostic de l’hypertension artérielle. Selon les recommandations médicales, le diagnostic de l’hypertension artérielle est suspecté si la PAS/PAD est supérieure à 140/90 lors d’une mesure réalisée à une occasion.  Pour confirmer l’hypertension artérielle il faut réaliser des mesures de la tension sur plusieurs jours  et effectuer un relevé d’automesure. Le diagnostic de l’hypertension artérielle est confirmé si la PAS/PAD est en moyenne supérieure à 135/85.   

Dans certains cas, le médecin pourra conseiller un enregistrement continu de la tension pendant 24 heures (enregistrement MAPA = Mesure Ambulatoire de la Pression Artérielle ou Holter de tension. 

Comment savoir que l'on est hypertendu ?

Les enquêtes récentes réalisées en France, en particulier les enquêtes FLAHS, indiquent que de 11,2  millions de sujets sont traités par des médicaments antihypertenseurs. De plus, en France, plus de 4 millions de sujets adulte ont une hypertension qui n’a pas été dépistée ou qui n’est pas traitée.

La mesure de la tension artérielle au cours d’une visite médicale ou lors d’une automesure par un appareil automatique est le meilleur moyen de dépister une hypertension artérielle.

La mesure de la tension est recommandée une fois par an à partir de l’âge de 40 ans. Si votre père ou votre mère a été soigné pour une hypertension avant l’âge de 50 ans, le dépistage annuel est souhaitable à partir de l’âge de 20 ans.

Le plus souvent, l’hypertension ne s’accompagne d’aucun symptôme. Quelques personnes se plaignent parfois de maux de tête (plutôt au niveau de la nuque, le matin au réveil), de bourdonnements d’oreille, d’une sensation de mouches volantes devant les yeux, de saignements de nez.

Est-ce grave d'avoir de la tension ?

Les risques sont rarement immédiats. Certes, il peut arriver, mais c’est assez peu fréquent, que la pression augmente brutalement – on parle alors de « poussée hypertensive » – entraînant des symptômes : malaise, étourdissements, maux de tête violents, difficulté à respirer, (voire un accident plus grave) nécessitant une prise en charge médicale rapide.

En fait, l’hypertension artérielle est insidieuse, sans symptômes (voir chapitre comment puis-je savoir que je suis hypertendu ?). C’est pourquoi bien qu’un mauvais fonctionnement des artères par un manque de souplesse, soit à l’origine de l’hypertension, la plupart des patients ne se sente pas malade. Mais cette maladie « silencieuse » va favoriser la survenue d’autres maladies du cerveau, du cœur, des reins ou des artères qui elles vont provoquer des signes. C’est pourquoi l’on parle aussi de l’hypertension comme d’un « facteur de risque », ce qui indique que l’hypertension accélère la survenue d’autres maladies cardio-vasculaires.

Ainsi, la gravité de l’hypertension tient à ses conséquences à long terme sur différents organes :

  • le cerveau : risque d’accident vasculaire cérébral, soit « attaque » avec séquelle à type de paralysie, liée à l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau), soit plus rarement hémorragie cérébrale par rupture d’un vaisseau ;
  • le cœur : risque d’infarctus du myocarde ou de défaillance cardiaque ;
  • les artères : rigidification des parois ;
  • les reins : insuffisance rénale et risque de devoir recourir à la dialyse (rein artificiel).

Qu'est-ce que l'hypertension systolique ?

Le vieillissement provoque une diminution de la souplesse des artères : le chiffre le plus élevé de la tension augmente alors progressivement avec l’âge. Ce type particulier d’hypertension est appelé « hypertension systolique » et parfois « hypertension vasculaire » car elle est la conséqunce du vieillissement ou d’une maladie des vaisseaux.

Cette hypertension est fréquente après 60 ans, chez les hypertendus soignés pour hypertension depuis plus de 10 ans, chez ceux qui ont fumé ou fument toujours, chez les diabétiques et les sujets qui ont du cholestérol depuis plusieurs années.

Les difficultés dans le traitement de cette hypertension sont liés au fait que le chiffre de la systolique est moins facile à contrôler que le chiffre de la diastolique et que l’hypertension systolique est très variable.

Quelles sont les valeurs normales de pression artérielle ?

On considère que la tension normale chez un adulte ne doit pas dépasser 14/9, ou encore 140/90 mmHg, au repos lorsqu’elle est mesurée en consultation.

La tension est généralement un peu plus basse lorsqu’elle est mesurée par la personne elle-même, en-dehors du cabinet médical, à l’aide d’un appareil d’automesure. Les valeurs normales de tension sont alors de 135/85 mmHg. Il s’agit de valeurs-seuil au-delà desquelles on commence à parler d’hypertension ; cela ne signifie pas qu’il faille débuter obligatoirement et immédiatement un traitement dès que la tension dépasse ces valeurs.

Dans certains cas particuliers : personnes diabétiques ou ayant une défaillance rénale, les valeurs de pression artérielle considérées comme limites sont légèrement plus basses : 130/80 mmHg.

Qu'est-ce que la pression artérielle systolique et diastolique ?

La pression systolique correspond à la pression qui règne dans les vaisseaux au moment où le coeur se contracte. C’est le premier (le plus élevé ou maxima) des deux chiffres composant la mesure de la tension. Si les médecins annoncent habituellement la pression systolique comme un chiffre pouvant aller de 10 à 25, les tensiomètres électroniques ont une précision plus grande qui permet d’indiquer un chiffre entre 90 et 250.

La pression diastolique correspond à la pression qui règne dans les vaisseaux entre deux contractions cardiaque. C’est le deuxième (le plus bas ou minima) des deux chiffres composant la mesure de la tension. Si les médecins annoncent habituellement la pression diastolique comme un chiffre pouvant aller de 6 à 12, les tensiomètres électroniques ont une précision plus grande qui permet d’indiquer un chiffre entre 50 et 130.

Quels sont les principaux facteurs de risque de maladie cardio-vasculaire ?

  • Le sexe masculin. Les femmes sont relativement protégées jusqu’à la ménopause.
  • L’hérédité : Une histoire familiale de maladie cardiaque précoce avant l’âge de 65 ans chez votre mère ou une sour, ou avant l’âge de 55 ans chez votre père ou un frère augmente votre propre risque d’accident cardiaque.
  • L’âge : Au-delà de 50 ans pour les hommes et de 60 ans pour les femmes.
  • Le tabagisme.
  • Un taux élevé de cholestérol.
  • L’hypertension artérielle.
  • Le diabète.
  • Le surpoids et a fortiori l’obésité.
  • Un mode de vie sédentaire.

L'hypertension est-elle fréquente ?

Au début des années 2000, près de 25 % de la population adulte mondiale présentait une hypertension artérielle, soit environ 1 milliard de sujets. En France en 2010, environ 11,2 millions d’adultes sont soignés pour cette maladie. Si autant d’hommes que de femmes sont touchés, l’hypertension est plus fréquente avec l’âge et 70 % des hypertendus ont plus de 60 ans.

C’est en mesurant la pression artérielle que l’on peut savoir si il existe une hypertension. L’enquête FLAHS réalisée en France en 2004 indique qu’en plus des sujets traités, 1/3 de la population adulte a une hypertension qui n’a pas été dépistée ou qui n’est pas traitée.

Des traitements sont disponibles pour soigner l’hypertension, mais les enquêtes effectuées ces dernières années indiquent que seulement 50% des hypertendus qui suivent un traitement ont une tension correctement contrôlée.

Bilan initial d'une hypertension

Comment mesure-t-on la pression artérielle ?

La mesure de la pression artérielle est un examen rapide, facile et indolore, qui doit être réalisé après au moins 5 minutes de repos, en position assise ou allongée. La pression artérielle est exprimée par deux chiffres accolés – le plus élevé (maxima) correspond à la pression systolique et le plus bas (minima) à la pression diastolique (voir PAS et PAD). Par exemple, on dira que vous avez 13/8 de tension ou 130/80 (ce qui correspond à une hauteur en millimètres sur une colonne de mercure).

Il est nécessaire de renouveler les mesures au cours d’une même consultation et lors de consultations successives (à un mois d’intervalle) avant de porter le diagnostic d’hypertension.

Dans certains cas, votre médecin pourra vous proposer de mesurer vous-même votre tension au moyen d’un appareil automatique qu’il vous conseillera, ou demandera un enregistrement continu de votre tension pendant 24 heures (enregistrement Holter tensionnel ou MAPA = Mesure Ambulatoire de la Pression Artérielle) pour confirmer le diagnostic et s’assurer du caractère permanent de l’élévation tensionnelle.

L’appareil employé peut être un tensiomètre avec cadran gradué, un tensiomètre à colonne de mercure, ou un appareil électronique automatique avec affichage des mesures (qui ne nécessite pas l’emploi d’un stéthoscope).

Comment savoir que l'on est hypertendu ?

Les enquêtes récentes réalisées en France, en particulier les enquêtes FLAHS, indiquent que de 11,2  millions de sujets sont traités par des médicaments antihypertenseurs. De plus, en France, plus de 4 millions de sujets adulte ont une hypertension qui n’a pas été dépistée ou qui n’est pas traitée.

La mesure de la tension artérielle au cours d’une visite médicale ou lors d’une automesure par un appareil automatique est le meilleur moyen de dépister une hypertension artérielle.

La mesure de la tension est recommandée une fois par an à partir de l’âge de 40 ans. Si votre père ou votre mère a été soigné pour une hypertension avant l’âge de 50 ans, le dépistage annuel est souhaitable à partir de l’âge de 20 ans.

Le plus souvent, l’hypertension ne s’accompagne d’aucun symptôme. Quelques personnes se plaignent parfois de maux de tête (plutôt au niveau de la nuque, le matin au réveil), de bourdonnements d’oreille, d’une sensation de mouches volantes devant les yeux, de saignements de nez.

Est-ce grave d'avoir de la tension ?

Les risques sont rarement immédiats. Certes, il peut arriver, mais c’est assez peu fréquent, que la pression augmente brutalement – on parle alors de « poussée hypertensive » – entraînant des symptômes : malaise, étourdissements, maux de tête violents, difficulté à respirer, (voire un accident plus grave) nécessitant une prise en charge médicale rapide.

En fait, l’hypertension artérielle est insidieuse, sans symptômes (voir chapitre comment puis-je savoir que je suis hypertendu ?). C’est pourquoi bien qu’un mauvais fonctionnement des artères par un manque de souplesse, soit à l’origine de l’hypertension, la plupart des patients ne se sente pas malade. Mais cette maladie « silencieuse » va favoriser la survenue d’autres maladies du cerveau, du cœur, des reins ou des artères qui elles vont provoquer des signes. C’est pourquoi l’on parle aussi de l’hypertension comme d’un « facteur de risque », ce qui indique que l’hypertension accélère la survenue d’autres maladies cardio-vasculaires.

Ainsi, la gravité de l’hypertension tient à ses conséquences à long terme sur différents organes :

  • le cerveau : risque d’accident vasculaire cérébral, soit « attaque » avec séquelle à type de paralysie, liée à l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau), soit plus rarement hémorragie cérébrale par rupture d’un vaisseau ;
  • le cœur : risque d’infarctus du myocarde ou de défaillance cardiaque ;
  • les artères : rigidification des parois ;
  • les reins : insuffisance rénale et risque de devoir recourir à la dialyse (rein artificiel).

Qu'est-ce que l'hypertension systolique ?

Le vieillissement provoque une diminution de la souplesse des artères : le chiffre le plus élevé de la tension augmente alors progressivement avec l’âge. Ce type particulier d’hypertension est appelé « hypertension systolique » et parfois « hypertension vasculaire » car elle est la conséqunce du vieillissement ou d’une maladie des vaisseaux.

Cette hypertension est fréquente après 60 ans, chez les hypertendus soignés pour hypertension depuis plus de 10 ans, chez ceux qui ont fumé ou fument toujours, chez les diabétiques et les sujets qui ont du cholestérol depuis plusieurs années.

Les difficultés dans le traitement de cette hypertension sont liés au fait que le chiffre de la systolique est moins facile à contrôler que le chiffre de la diastolique et que l’hypertension systolique est très variable.

Quelles sont les valeurs normales de pression artérielle ?

On considère que la tension normale chez un adulte ne doit pas dépasser 14/9, ou encore 140/90 mmHg, au repos lorsqu’elle est mesurée en consultation.

La tension est généralement un peu plus basse lorsqu’elle est mesurée par la personne elle-même, en-dehors du cabinet médical, à l’aide d’un appareil d’automesure. Les valeurs normales de tension sont alors de 135/85 mmHg. Il s’agit de valeurs-seuil au-delà desquelles on commence à parler d’hypertension ; cela ne signifie pas qu’il faille débuter obligatoirement et immédiatement un traitement dès que la tension dépasse ces valeurs.

Dans certains cas particuliers : personnes diabétiques ou ayant une défaillance rénale, les valeurs de pression artérielle considérées comme limites sont légèrement plus basses : 130/80 mmHg.

Qu'est-ce que la pression artérielle systolique et diastolique ?

La pression systolique correspond à la pression qui règne dans les vaisseaux au moment où le coeur se contracte. C’est le premier (le plus élevé ou maxima) des deux chiffres composant la mesure de la tension. Si les médecins annoncent habituellement la pression systolique comme un chiffre pouvant aller de 10 à 25, les tensiomètres électroniques ont une précision plus grande qui permet d’indiquer un chiffre entre 90 et 250.

La pression diastolique correspond à la pression qui règne dans les vaisseaux entre deux contractions cardiaque. C’est le deuxième (le plus bas ou minima) des deux chiffres composant la mesure de la tension. Si les médecins annoncent habituellement la pression diastolique comme un chiffre pouvant aller de 6 à 12, les tensiomètres électroniques ont une précision plus grande qui permet d’indiquer un chiffre entre 50 et 130.

Quels sont les principaux facteurs de risque de maladie cardio-vasculaire ?

  • Le sexe masculin. Les femmes sont relativement protégées jusqu’à la ménopause.
  • L’hérédité : Une histoire familiale de maladie cardiaque précoce avant l’âge de 65 ans chez votre mère ou une sour, ou avant l’âge de 55 ans chez votre père ou un frère augmente votre propre risque d’accident cardiaque.
  • L’âge : Au-delà de 50 ans pour les hommes et de 60 ans pour les femmes.
  • Le tabagisme.
  • Un taux élevé de cholestérol.
  • L’hypertension artérielle.
  • Le diabète.
  • Le surpoids et a fortiori l’obésité.
  • Un mode de vie sédentaire.

L'hypertension est-elle fréquente ?

Au début des années 2000, près de 25 % de la population adulte mondiale présentait une hypertension artérielle, soit environ 1 milliard de sujets. En France en 2010, environ 11,2 millions d’adultes sont soignés pour cette maladie. Si autant d’hommes que de femmes sont touchés, l’hypertension est plus fréquente avec l’âge et 70 % des hypertendus ont plus de 60 ans.

C’est en mesurant la pression artérielle que l’on peut savoir si il existe une hypertension. L’enquête FLAHS réalisée en France en 2004 indique qu’en plus des sujets traités, 1/3 de la population adulte a une hypertension qui n’a pas été dépistée ou qui n’est pas traitée.

Des traitements sont disponibles pour soigner l’hypertension, mais les enquêtes effectuées ces dernières années indiquent que seulement 50% des hypertendus qui suivent un traitement ont une tension correctement contrôlée.